Résidence de création Jeune Public de la Compagnie Théâtre Diagonale : Murmures

04 Fév – 11 Fév 2019
Catégorie: Événements

Résidence de création Jeune Public de la Compagnie Théâtre Diagonale : Murmures

du 4 au 11 février 2019

Sortie de résidence le 8 février, horaire à définir

Ferme Dupuich / Mazingarbe

Réservations et informations au +33(0)6 52716931

ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dans la cour de l'école on parle d'elle, on ne l'aime pas, on la trouve « moche », « bête », on n'aime pas ses vêtements, ses cheveux, ses résultats scolaires, ses mots, sa façon d’être, son être autrement… On la prend à partie ou bien on la met à l’écart. Les mots des autres, leur regard, la suivent et la frappent tels des dardes. Ils l’enferment comme dans une cage.

Elle aussi s’enferme, dans l’illusion de s’échapper à sa souffrance.

Comment prendre conscience de cette petite et grande violence quotidienne ; comment se libérer de cette cage ? Quel chemin suivre pour s’affranchir ?

Pour sortir du dédale de son enfermement, telle Icare il lui faudra s’élever. Transformer sa souffrance en force, ses fardeaux en source de changement.

Il lui faudra beaucoup d'astuce et de courage, prendre le risque de la hauteur trouver son équilibre et enfin finalement avoir le courage d'exister.

Une création entre théâtre gestuel et cirque. Sur scène, une interprète équilibriste et 3 chaises. Trois comme les éléments constitutifs du harcèlement scolaire: la violence, la répétitivité, l’isolement de la victime. La dialectique entre corps et langage s’illustre par la répétition des gestes ainsi que par les effets des actes de langage qui plient le corps, le crispent, l’enferment. A chaque phrase sifflée, à chaque mot lancé à son encontre le corps souffre, l’esprit s’égare. Quand même elles se taisent, il est trop tard. Intériorisées, elles se montrent par un corps qui de son derechef se recroqueville désormais sur lui-même, s’emboite, s’efface. Stigmates visibles d’une violence invisible et non saisissable.

Une interprétation saisissante sur le fléau du harcèlement et en même temps un encouragement poétique à ne pas se laisser enfermer.

Mise en scène : Esther Mollo
Interprétation : Claire Carpentier
Création son : Olivier Lautem